22 août 2007

Jour 13, dimanche 22 juillet : Lelin-Lapujolle - Orthez, 82 kms

etape_13_trac__1Mauvais réveil pour Vincent, qui apprend que Sam est mort dans la nuit. Il change alors ses plans, décide de ne pas remonter dans le Nord. C’est par contre son frère qui descendra jusqu’à Orthez pour remonter avec quelques affaires et alléger les deux cyclistes.
Pour la pause déjeuner, Steph, Vince et JC s’arrêtent le long d’un champ de maïs sur une jolie pelouse, au bord des Pyrénées Orientales. Ils se font accueillir assez fraichement puisque les personnes habitant tout près les espionnent du coin de leur maison puis viennent les questionner pour savoir d’où ils viennent, où ils vont. On voit que le pays basque approche…
Autre originalité, les trois compères tombent sur un chien abandonné, appellent la gendarmerie qui ne peut rien faire pour les aider. Au bout de 45 minutes, ils s’aperçoivent qu’un numéro est inscrit sur le collier, ils appellent et le mec vient chercher son chien, qui n’était qu’à 300m de sa maison. Côté dépaysement, nos cyclistes observent dans quelques villages des murs de pelote basque. Steph accompagne les deux zigotos jusqu’à Orthez et passera la nuit avec eux au camping.

Le mot de Vincent
Je me réveille après m'être endormi difficilement et je sais à ce moment que dans un peu plus de 24h, je peux prendre Sam une dernière fois avec moi. Je dis "une dernière" car je m'étais préparé à le mener chez le vétérinaire si son état ne s'améliorait pas. J'ai certainement demandé à JC, la veille ou à mon lever, des informations sur le parcours car c'est lui le GPS et le "guide michelin" depuis le début de l'aventure et il n'y avait pas de difficultés particulières qui nous attendaient. Nous prenons notre petit déjeuner et des poules affamées viennent nous dire bonjour. Nous nous amusons avec et prenons notre temps (alors que j'avais prévu d'en perdre le moins possible) lorsque la sonnerie de mon téléphone retentie... La suite en cliquant ici

Crédits musique : Europe, The Final Countdown - Ferrari, Michael Schumacher (Monza 2002) : remarquez que le moteur ralentit lors des virages, ce qui est logique !! ;-)

Posté par cocokekos à 07:30 - Commentaires [1] - Permalien [#]


Commentaires sur Jour 13, dimanche 22 juillet : Lelin-Lapujolle - Orthez, 82 kms

    Au revoir mon chien.

    Je me réveille après m'être endormi difficilement et je sais à ce moment que dans un peu plus de 24h, je peux prendre Sam une dernière fois avec moi... Je dis "une dernière" car je m'étais préparé à le mener chez le vétérinaire si son état ne s'améliorait pas. J'ai certainement demandé à JC, la veille ou à mon lever, des informations sur le parcours car c'est lui le "GPS" et le "guide michelin" depuis le début de l'aventure et il n'y avait pas de difficultés particulières qui nous attendaient. Nous prenons notre petit déjeuner et des poules affamées viennent nous dire bonjour. Nous nous amusons avec et prenons notre temps (alors que j'avais prévu d'en perdre le moins possible) lorsque la sonnerie de mon téléphone retentie...
    Qui peux bien m'appeler à cette heure matinale? Je m'aperçois rapidement et malheureusement que c'est ma mère. Je m'éloigne de l'emplacement pour discuter tranquillement et elle m'annonce avec une voix faible qu'elle est déjà avec Sam dans la salle d'attente du vétérinaire. Je prends conscience assez vite de la situation et j'ai du mal à articuler le moindre mot. La discussion devient difficile et le vétérinaire arrive. Ma mère me dit alors qu'elle me rappelle. A ce moment, je suis près d'un pâturage avec toute sorte d'animaux ayant l'air en pleine forme et un chien, dans l'allée du camping, qui s'appelle Denis et qui a une tache noire à l'oeil droit. Peut-être le verrez-vous dans la vidéo. Je les regarde tout en pensant à mon chien... Sam qui doit, à ce moment même, s'endormir doucement dans son panier posé sur la table de la clinique...
    Et moi... et moi, en pleine nature, à plus de 800 kilomètres à vol d'oiseau de lui, essayant de me contenir et me rabâchant que je ne suis pas à ses côtés pour lui tenir la patte lors de son dernier souffle. Mon téléphone sonne à nouveau. Ma mère essaie de me dire que sam s'est endormi. Il est devenu pour moi de plus en plus difficile de m'exprimer alors nous décidons de nous rappeler un peu plus tard. Je souhaite savoir comment cela s'est passé et je décide donc de la rappeler quelques minutes après. La conversation devient plus audible et je lui demande de faire une dernière photo... Je raccroche et je me lève... Quelques dames ayant certainement entendu mes paroles s'étaient arrêtées dernière moi pour comprendre ce qu'il m'arrivait. Je les regarde et constate qu'elles ont compris que je viens de perdre un proche. Un parent, un frère ou une soeur, un ami ou une amie se demandent-elles? ... Non. Ce n'était ni l'un ni l'une, ni un ou une autre... C'était mon chien!... un compagnon qui a partagé quinze années de ma vie...
    Si j'étais arrivé un jour plus tôt à Orthez, j'aurai pu lui dire au revoir. Il est difficile de ne pas avoir de remords en ayant cela en tête. C'était mon chien est je n'ai pas été présent dans ses derniers instant de vie. C'était mon devoir d'être là. Ma mère m'a expliqué par la suite qu'elle a passé presque toute la nuit à ses côtés car il souffrait trop. Elle ne pouvait plus attendre et le vétérinaire lui a bien dit qu'il était temps d'abréger ou plutôt mettre un terme à ses souffrances. Moi, je ne demandais qu'un seul jour de plus pour pouvoir l'accompagner... Le cancer de Sam ne me l'a pas accordé... alors je n'aurai qu'une chose à lui dire... ENFANT DE PUTAIN!
    Au revoir mon chien.

    Posté par 20100b, 22 août 2007 à 17:19 | | Répondre
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